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Tu es cette mer qui entre en moi
Avec fracas d'écume et douceur
Chaleur humide qui me submerge..
Tu es ciel d'été qui berçait de nuage
Transporte les enfants dans leur îlot
Tu es cette soie de papillon volant
Au coeur des fleurs de mon âme.
Ta voix me fait tournoyer cerf volant
Dans le ciel de tes yeux impatients
Ta voix brise de son chant
Les murailles protégeant mon cœur
Elle caresse, cicatrise les plaies des soldats oubliés
Tes yeux sont deux havres de feu
Mirage d'un désert d'herbe verte et luxuriante
Qui nourrit les chevaux de mon coeur
Tu es suavité volante, voile de mariée
Flottant dans le vent d'un printemps de pommier blanc
Tes lèvres suces les fibres de mon esprit
Tirant le miel de l'essaim qui y fourmille
Tirant le vin du fût de mon cerveau
Ton cou, cette plage ou nul homme a mis les pieds les mains
Ce rivage de sable caressant d'ivresse
Inversant l'aiguille du temps dans le sens du bonheur
Tu-es...La laine chaude et blanche de l'agneau
Réchauffant mon corps mes os de ta simple présence
Tu-es ce lac de montagne émeraude majestueux
Reflétant l'image de mes pensées les plus douces et sensuelles
Tu es symphonie qui fait vibrer chaque espace de ma peau
Donnant des notes de romance aux cicatrices des saisons
Tes seins sont cette terre,
Labourée de baisers et de caresses
Nourricier et gonfler au vent des plaisirs oubliés
Des plaisirs féminins uniques et authentiques
Tu es harpe don je caresse chaque corde de mes doigts
Pour faire sortir de ta gorge, la litanie de l'eau limpide
Coulant en ma bouche douceur sucré salé torride
Tu es une corde avec laquelle je me suspends à la vie
Jonglant avec les mots dans les hauteurs infinies
Tu es un archer bandant l'arc de mes envies
À en décrocher des flèches à la lune
Tu es tellement plus que tout cela
Nuage et île, repos et merveille, sensualité, sensibilité
Mais surtout, tu es la femme que j'attendais
Dans son habit de lumière éternelle, dans sa simplicité vraie
Femme enfant jouant avec mes rires et mes pleurs
Les faisants devenir ballon et monter dans l'azur de la vie
Tu es épaules caressantes, voilette d'un temps gommé
Traversant l'infini astral de mon esprit
De tes pieds nus comme ton âme
Tu prends chaque espace, chaque minute
Pour en faire un feu d'artifice de joie humble
Dans l'authenticité de nos destinées.

2

Clepsydre ouvrant des passages oubliés
Lissage sensuel d'un calice d'or et d'ambre blanc
Nos membres respirent les un collés aux autres
Comme les arbres à la montagne blanche
Bercés par un vent chaud et humide d'été
Orage de nos mains, unis en nos lèvres
Zébrant nos peaux de caresses intimistes
Onde et ronde de soupir au souffle haletant de chevaux
Roulement d'éclair dans nos yeux bleuis
Dépouilles moites d'amour dans une aurore statique
Gisant parmi les draps de chaume bleu
Fantaisie aqueuse de nos langues sur la vitre
D'un verre d'eau réparateur, purificateur
L'eau coule en nos gorges comme l'amour en nos mots
L'eau coule sur nos peaux salées de plaisir
L'eau ruisselle chante, dans ta voix de verdure
Dans l'humilité de nos câlineries sensorielles
Espace qui s'ouvre en nous, entre bras...
Entre bras qui maintiennent la lune à son aura
Quand par la porte close entre
Morphée gladiateur oublié
Qui nous berce de son glaive de sable d'or
L'un contre l'autre, l'un avec l'autre
Au revoir de lèvres caressant les nuées
De ses mots goéland de nos mers
Pêcheur du sel gisant sur nos chairs
Arrachant aux flots notre émoi
Pour le projeter dans le phare du songe
Nous arrimant au port de la nuit
Plus de mots, un souffle doux
Berce les amarres de nos cœurs.
Jusqu'aux bouées caféières de la matinée
Où nos pieds foulent la rosée originelle
Sur l'herbe encore humide de nos corps !

 

28-11-2014

Philippe BRASSEUR

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