Rien ne sert

Elle vit dans un monde de fleurs et de papillons

Qui croisent souvent des nébulosités de carton !

Ne pas lui dire, lui murmurer, je t'aime

C'est comme se priver de la lumière du jour

Entre pays et nations, elle est cet hymne bleu

Un ciel pur libéré de l'ombre des nuages

Qui croisent souvent des avions de papier !

 

Sur le sable d'or de son corps sage

Se dessinent pyramides et forêts

Paysage pharaonien, désert chaud et brûlant

Sphynx et montagnes Verdoyantes

Obélix et champs de maïs, et....

Rivières qui ne croisent pas,

Toujours des poupées de chiffons.

 

Quand son sourire se déploie parasol d'été

En glace à la vanille ou au chocolat

Tout est magique sur le fleuve ou l'île

Le vert devient brun, rouge, paille de bois

Alors, elle devient Morgane ou Dame du Lac

Chevauchant fierement Hypocrène majestueuse

Au milieu des statues de plâtre et de chiffons.

 

Société au synopsis truqué,

Film au goût de déjà vu quelque part

Même en trois D, les couleurs sont passées

Tout est déjà joué d'avance, les dés sont pipés

Et pourtant quand dans un grand avion en papier

La poupée pleine de chiffons

Epouse une statue de plâtre blanc...


Alors, elle te regarde,

Alors, elle pense

Alors, elle entend

De ses yeux à trahir le sort

Maintenant, elle voit

Et prononce :

Rien ne sert de persévérer dans l'inutile !

 

Car tout espoir n'est jamais perdu

Elle vit dans un monde de fleurs et de papillons

Qui croisent souvent mon regard

Elle n'aime ni le plâtre ni les chiffons

Elle veut de la vie à la maison

Quand le chien dort en oeuf

Elle fait rentrer la musique du soleil


Par la fenêtre de son sourire

Elle vit et respire de tous ses pores

Devant un thé au jasmin

Et souvent ses yeux tunnel

Croisent des avions lointains

Qui se déplace assiettes de porcelaine

Sur le ciel bleu, horizon de sa table

 

Enfin, elle invite les statues vivantes

Enfin, elle invite les poupées dansantes

Bougies de l'espoir, flamme de la vie

Je me berce lentement de sa voix

Me réchauffe dans le foyer de ses yeux

En me disant, elle a tellement raison

Rien ne sert de persévérer dans l'inutile !

 

22-09-2014

Philippe Brasseur

 

 

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