VOUS ÊTES

 

À force de courir après les ombres
De les imaginer, de leurs donner vie
Vous épousez un songe bien ficelé
Qui donnera vie à votre réalité.

Vous êtes lumière du soir
Astre roulé dans un puits
Vous êtes-ce rideau qui tombe
Cet écran qui devient blanc.

Merveilleux soir héritier d'étoiles
Aux oiseaux d'amour sans détour
La plume est un euphémisme... Silence
La lune se noie dans l'encrier vide ! Enfin.

Vous êtes volet qui bat contre un mur
Vous êtes jouet oublié dans un placard
Vous êtes déclaration d'amour perdue
Vous êtes valise oubliée sur un quai.

Aux absences, des retours de lèvres
Abusez de son parfum sur une main
Abusez de ses seins barbelés sans câlin
La pureté reste une roche de lave.

Vous êtes-ce hochet perdu sous un siège
Vous êtes-ce vélo grinçant et sans couleur
Vous êtes ces chaussures trouées, fatiguées
Vous êtes cette vieille voiture rouillée

Dans le mélange cérébral de vos ADN
Né un lubrique Adonis pleurant son sort
Car nul ne choisit la seringue et son contenu
Celle des mille heures enfantant un jalon.

Vous êtes fleur dans un vase fanée
Vous êtes vaisselle brisée, sans couleurs
Vous êtes table pleine de miettes, de silence
Vous êtes ce verre à demi-vide, à demi-plein.

Puis vous êtes passée entre cuisses entre touts
Adieu love heart aux idéaux sans gants
La tête se mêle d'images de couleurs
Cerveau perdu dans le vide absolu d'alcool.

Vous êtes cette voix qui s'éteint
Ce dernier souffle qui part
Cette vie qui s'en retourne
Au sein de toute vie, la terre.

 

Philippe Brasseur

01-11-2014

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