Chimère de l'Islam

Dans le silence des ports, d'Afrique du Nord ou d'Amérique du Sud, dort une femme.
Coincée entre sa vie et un vieux cargo rouillé, elle sort la nuit sous les étoiles, fréquente les bars de marins, et les boîtes de l'oubli.
Cette femme a une histoire, la voici.

 

Belle enfant écoute ce chant de misère,
Girafe bleue, bourrasque folle obscure,
Chapeaux, claques, pas de juste mesure.
Ici en France tout passe triste éphémère.

 

Neige dans tes veines, ange nébuleux,
Demain dans l'aube rouge de ta savane,
Dans un désert de sang et de flamme,
Papillons hystériques de tes yeux bleus !

 

Chimère tu te crois envoyée d'un Dieu,
Tu retrouves tes enfants vamps funèbres,
Qui gueulent dans les néons des ténèbres,
Coincés par des flics ivres et hargneux.

 

Chiennes et hyènes rongées par l'acide,
Les pendus sont au-dessus de ton berceau,
Doucement ils se balancent ces salauds.
Chimère tu deviens triste, pâle et lucide.

 

Les Ayatollahs t'offrent leurs bombes coraniques,
Pourriture tout s'achète, se vend dans le crime,
Tant qu'il y a du sang sur tes mains de mime.
Tu tires dans le diamant de ta cité douce et féerique.

 

Chimère tu jouis de la mort des autres,
Belle enfant tu plastiques les rues de Paris.
Tu ris au milieu de la fumée, du sang, des cris.
Tu te bats pour une idéologie qui n'est pas la nôtre.

 

Chimère tu es devenue un monstre au cœur dérisoire,
Tes faux idéaux sont sous l'Afrique et ses cieux ;
Tu te voiles pour que la haine sorte de tes yeux,
Pour des clowns tristes, meurtriers en robes noires.

 

Philippe BRASSEUR

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